• Un poème pour l'été et les vacances!!!

     

    L’as-tu vu ?

    Ton rayon de soleil !

    Le sais-tu ?

    Toi comme moi,

    chacun de nous

    a un rayon de soleil.

    Le tien, c’est toi qui le connais.

    Aujourd’hui je peux te parler

    du mien.

     

    En vérité

    c’est lui qui pourrait te parler de moi.

    Il me connaît beaucoup plus que je ne le connais.

    On dirait qu’il vient

    du plus profond de mon cœur.

     

    Ah ! Le cœur !

    C’est bien plus que ce que l’on croit.

    C’est le trésor

    qui anime ma vie,

    c’est l’univers

    qui vient habiter en moi,

    c’est mon humanité.

     

    Et mon rayon de soleil,

    c’est l’or

    de mon trésor,

    l’envers

    de l’univers,

    la réalité

    de mon humanité.

     

    Mon rayon de soleil,

    c’est mon cœur qui sort de moi,

    qui parcourt le monde,

    et qui te cherche, toi,

    et voudrait, si tu le veux, toi,

    rejoindre ton rayon de soleil.

     

    Mon rayon de soleil, et le tien,

    s’ils se rencontrent

    explosent en plein vol,

    émettent chaleur et lumière,

    se transforment eux-mêmes

    en soleil.

     

    Ils explosent en plein vol !

    Cela t’étonne ?

    Est-ce donc la mort de nos rayons ?

    Mais tout de suite notre voyage se poursuit,

    avec tout le soleil !

     

    Si nos rayons se rencontrent,

    dans l’instant décisif de leur rencontre

    ils meurent tous les deux,

    et dans le même instant

    ils deviennent le soleil.

    Instant mortel,

    instant lumineux

    et chaleureux !

    Tout le soleil.

     

    Mon rayon de soleil,

    c’est mon chemin vers toi,

    ton rayon de soleil,

    c’est ton chemin vers moi.

    À la croisée des chemins

    c’est la naissance du soleil.

    Tout le soleil.

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  • La nuit, tu la connais ?

    Ta nuit,

    comme une amie proche,

    tu la reconnais ?

     

    Pourquoi

    chanter la nuit ?

    N’est-elle pas l’obscur

    qui me fait peur ?

     

    Le silence de la nuit

    est effrayant.

    Mon chant l’éclaire

    et la rend légère.

     

    Quand la nuit tombe

    mon chant se lève,

    quand s’étend le silence

    mes paroles l’animent.

     

    La lune sourit-elle,

    la terre s’éveille,

    et trouve son plaisir

    dans la vive pâleur.

     

    Reprends tes couleurs,

    univers de mon cœur,

    rejoins la lumière

    qui perce la nuit.

     

    Et toi, retrouveras-tu,

    dans ta nuit transpercée,

    ton amie

    qui te serre contre elle ?

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  • La liberté sous toutes ses formes

    s’intéresse à moi, s’intéresse à nous.

    Je ne la connais pas bien,

    et toi-même, je crois,

    tu ne sais pas trop qui elle est.

    Nous pouvons ensemble

    partir à sa recherche.

     

    Dès le début du voyage, une surprise :

    d’autres chercheurs se joignent à nous.

    Leur compagnie nous est offerte,

    gracieusement comme l’on dit.

    Mais vite nous comprenons

    qu’en matière de liberté

    ils ne s’y entendent pas plus que nous.

     

    Nous effectuons nos premiers pas avec eux.

    Tandis que nous marchons

    une imperceptible lueur

    semble nous indiquer quelque repère.

    Cette progression commune

    aurait-elle quelque chose à voir

    avec la liberté ?

     

    Comment tout seul pourrais-je la trouver ?

    Lorsque parfois, dans mon village personnel,

    je l’ai croisée,

    elle m’a semblé bien compliquée.

    Je voyais qu’elle essayait de se tourner vers moi

    mais je ne savais pas comment l’aborder.

    Tout de suite elle paraissait

    s’évaporer.

     

    Depuis que les autres voyageurs avancent avec nous,

    l’impression que la liberté se tient par ici

    se faufile dans nos cœurs.

    Une sorte d’éclairage indirect

    donne peu à peu du relief

    aux contours du chemin.

    Une découverte

    inattendue

    se précise.

     

    Je tente d’aller voir de plus près,

    mais tout devient flou.

    Je retourne vers mes compagnons,

    le paysage s’éclaircit.

    Cependant aucun d’entre nous

    n’est devenu davantage

    expert en liberté.

     

    Nous essayons de régler nos pas

    sur les musiques qui émanent des uns et des autres.

    Nous nous renvoyons,

    avec force et douceur lorsque nous le pouvons,

    les notes les plus froides

    comme les plus chaleureuses.

    Des accords inconnus jusqu’alors

    se développent au-delà de nos corps.

     

    Aujourd’hui, tout au long de la route,

    la liberté s’intéresse à nous.

    Non plus comme une vague annonce

    nous laissant dans l’ignorance.

    Bien plutôt comme un paysage

    luxuriant

    dont les arbres touffus pourtant,

    ô stupeur, souffrent

    et nous attirent

    vers leur généreuse fraîcheur.

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  • Image d’un enfant mort sur la plage.

    Images des enfants

    blessés ou tués

    dans les ruines d’Alep.

    Images des enfants violentés

    par des prêtres, des enseignants, des footballeurs.

     

    Nous les connaissons, toutes ces images

    d’injustice, de souffrance, d’abandon.

    Nous les connaissons, ces enfants

    dont l’histoire est une histoire d’adultes.

    Nous les connaissons, ces enfants

    dont l’enfance a été volée.

     

    Qui es-tu, toi, aujourd’hui adulte ?

    Lorsque tu étais enfant

    tu as été victime de la guerre,

    de l’injustice, de la haine…

     

    Qui es-tu, toi, aujourd’hui adulte ?

    Tu gardes en toi les marques

    de l’indifférence et de l’égoïsme

    qui ont osé jouer avec toi…

     

    Qui es-tu, toi, aujourd’hui adulte ?

    Tu te tais, étouffé par le silence,

    la blessure que tu as subie

    se répand encore dans tout ton corps…

     

    Qui suis-je, moi, pour parler de toi ?

    Si tu le peux, reçois ces quelques mots,

    qui, s’ils le peuvent,

    voudraient être comme des larmes

    qui coulent avec les tiennes.

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  • Les paroles de l’Histoire

    rappellent le passé

    et peignent l’avenir.

    Mais la plus belle de toutes,

    c’est dans le présent

    que je l’écoute.

     

    Dans ta pensée et dans ton cœur

    elle se forge

    pour moi.

    Je me coule en toi

    et je lui cède mon discours.

     

    Tu es le mot

    qui en cet instant me façonne,

    la strophe

    qui me déroule,

    le poème

    qui m’éclaircit.

    Ton histoire est la mienne.

     

    À ce carrefour

    elle ouvre d’un seul coup

    le livre des humains

    sur toutes ses pages.

    Lorsque je te lis

    j’accède à chaque ligne de l’œuvre,

    à chaque lettre de chaque mot,

    à chaque signe

    d’humanité et de non-humanité.

     

    Ta page

    majuscule ou minuscule

    m’emmène

    dans l’écriture la plus soignée

    et dans la plus gribouillée des ratures.

     

    Je ne connais que toi

    et je connais toutes les créatures.

    Chaque joie, chaque drame,

    chaque désespoir

    et toute l’espérance.

     

    Lorsque tu prends ta place en moi

    la création entière

    est présente

    devenue corps

    dans la plus belle parole de l’Histoire.

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